29 octobre 2009
Entraînement à ...JOUQUES!
J'en ai tellement bavé lors de mon dernier trail à Jouques que je n'ai pu apprécié le parcours à sa juste valeur...Alors je me suis mis en tête de refaire les sections les plus dures....Après une petite semaine de récup. (j'ai eu longtemps les muscles des cuisses endoloris....), j'ai profité de mon mercredi a.m. pour retrouver le tracé du trail de Jouques.
Départ Parking du Taulisson....Par prudence, j'adopte un rythme relativement tranquille, le souffle est calme et régulier...tout va bien.
J'attaque très progressivement la première montée pour atteindre le sommet du Concors. Cette fois, je prends plaisir à fouler cette sente et à progresser entre les troncs moussus et les blocs de rochers. Je m'attarde un instant devant les deux chaudrons des charbonniers...
La pente se redresse encore un peu, mais même s'il faut que je m'aide des arbres pour progresser et me relancer, je sens que je suis sur un bon rythme.
Parvenu sur la piste DFCI qui mène au sommet du Concors, je plonge vers la crête Ouest et entreprends une magnifique descente technique et rapide....le sol garde encore les empreintes du passage des coureurs, il y a 10 jours...et il y a même quelques rubalises qui flottent au vent.
Un peu plus bas, je franchis à pleine foulée trois arbres morts qui entravent le sentier...c'est là que je vois que j'ai retrouvé du punch!
Il me faudra pourtant près de 15 minutes pour atteindre la piste forestière tout en bas, et remonter progressivement au creux d'un superbe vallon
...
Il fait frais, le sol humide, des oiseaux strient le silence de leurs trilles aigus....un bonheur égoïste me saisit...comment n'ai-je pu profiter de tout celà voici dix jours?
Un dégagement entre les arbres laisse apercevoir la suite du parcours qui rejoindra de nouveau le sommet du Concors.
Ensuite, je me dirige vers la tour de guet...Le panorama est sublime...
Peu après, le parcours passe à côté de la chapelle sainte Concorce.
Ensuite je redescends par le sentier en sous-bois correspondant à la première montée...Les deux chaudrons sont toujours là....puis j'entame la dernière montée, d'abord par une piste assez large puis par un sentier plus étroit et la pente se raidit peu à peu...et je vais marcher rapidement sur les dernières centaines de mètres avant d'arriver sur la large piste DFCI qui me ramènera vers le parking Taulisson.
A ma montre, j'ai couru 2h15 sans grosse fatigue...une bonne séance d'entraînement, en somme, et qui prouve que je n'étais vraiment pas dans un bon jour, ce fameux dimanche de Jouques...
18 octobre 2009
Trail de Jouques
Massif du Concors, départ du trail de Jouques
Circuit de 28 km.
C'est à partir d'une navette en autocar que les coureurs rejoingnent la zone du départ, à 7/8 km de Jouques. Il fait particulièrement froid...1° sur le tableau de bord de la moto!
Nous écoutons les dernières consignes avant de nous élancer sur ce parcours réputé difficile...au programme 1550 m de dénivellé pour une distance de 27? 28? 30 km ? ...les avis divergent.
Le tracé comprend 4 boucles tout autour du sommet du Concors (780 m d'altitude) avec plusieurs trajets en aller-retour.
Les premiers kilomètres sont vite avalés...trop vite pour moi donc je laisse filer quelques coureurs. Cette première boucle est rapide, le rythme est soutenu. Nous revenons ensuite sur la zone de départ où les coureurs du petit parcours (14 km) nous encouragent en attendant leur départ.
Une liaison nous amène au pied de la grande difficulté du circuit: la montée vers le Concors. Le sentier impose près de 400 m de dénivelé, dans un superbe sous-bois avec de gros rochers moussus.
Au sommet km 8, premier ravitaillement. On me pointe en 15 ième place (57 min.) Par un sentier de créte assez technique avec une vue exceptionnelle sur les sommets alpins enneigés,
nous replongeons à travers une épaisse forêt de chênes verts et blancs. La trace est discrète, il faut être attentif, parfois les feuilles et la poussière procurent de belles glissades que les quadriceps n'apprécient guère, toujours technique.
Il faut au moins une dizaine de minutes pour tout dévaler et s'ensuit directement une longue remontée d'un vallon encaissé et isolé. Lorsque la piste se réduit à une monotrace, on approche d'une superbe remontée et par des lacets sur des dalles de pierre, on rejoint une partie du parcours que l'on vient de descendre trente minutes plus tôt.
Je croise des coureurs attardés qui en sont à leur première descente, mais je commence à avoir bien chaud alors que la température est assez fraîche...je ne vais pas bien. J'accède à la crète sommitale torse nu, l'estomac en vrac....ça sent la défaillance....alors je gère doucement, tout doucement le retour. Mais il reste au moins une douzaine de km.
Sur le parcours je revois ces étrange marmites dans lesquelles les charbonniers faisaient leur charbon de bois. D'un geste las, je tire une photo...
La dernière montée du parcours est très pénible...je cherche un baton en bois pour m'aider...Des coureurs me dépassent et m'encouragent...sympas!
Nous nous engageons sur une trace très technique, cassante, faite de lapiaz...je n'arrive plus vraiment à trouver mes appuis sur ces lames de roches et j'apréhende particulièrement une entorse, mon (autre) point faible.
Je suis si fatigué que je ne sais pas comment j'ai pris le temps de faire une photo de la chapelle de Sainte Concorce...on m'annonce 22 ième.
Dernière piste au profil descendant...j'espère qu'elle me ramènera rapidement vers la zone du départ et donc pas très loin de Jouques...

Au loin, les Alpes et leur vue rafraîchissante...mais je n'en peux plus....il me vient en tête ce jeu de mot (? de maux ?) courir Jouqu'au bout de ses forces...
Je ne croyais pas si bien dire....je vais devoir marcher, que dis-je, me traîner sur les 3/4 derniers kilomètres.
Quelle affreuse galère, les intestins tout révolutionnés, alternant entre les coups de chaleurs, les suées suivies de frissonnements funestes...Il me faudra presqu'une heure pour arriver enfin à Jouques, pitoyablement! j'ai mis 3H 44 et on me dit que je suis 38 ième...
Pourquoi suis-je si sujet à ces défaillances brutales? Bon, il est vrai que depuis quelques jours, j'étais un peu sujet à un début de gastro, mais pas assez pour me dissuader d'aller courir.
De plus, mon plan d'entraînement m'avait amené à courir entre 2 et 3 h régulièrement le dimanche et je fais une à deux séances plus spécifiques en semaine avec notamment des séances au seuil en prenant soin de bien récupérer entre chaque série...
Alors, j'ouvre un débat auquel je vous invite à participer...
Si certains d'entre vous ont connu ce genre de mésaventure, qu'ils indiquent comment ils y ont fait face et comment, ensuite, ce qu'ils ont trouvé pour que ça ne se reproduise plus...
27 septembre 2009
De Bimont à Zola via le Prieuré
Dimanche matin, 8h. Esplanade du Tholonet.
Je pars pour une belle séance d'entraînement dans le massif de la sainte-Victoire.
Direction le vallon de l'Infernet. par une belle piste en corniche, on plonge ensuite vers le gué pour traverser la Causane.
Ensuite, une longue montée puis je bifurque à gauche....et peu après, je commence à apercevoir les eaux calmes du barrage Zola.
Je traverse le tablier du barrage et remonte, en face pour
gagner le bord du plateau.
Le sentier qui longe le bord du plateau est magnifique, c'est un plaisir. je croise quelques VTTistes. Bientôt, j'aperçois la montagne sainte Victoire.
Quelques instants de récup. avant que d'attaquer le sentier Imoucha. pour me tester, je vais essayer de monter rapidement jusqu'au Prieuré et la Croix de Provence .
La montée est soutenue, technique et caillouteuse. Avec le soleil dans les yeux, je ne vois pas bien les traces bleues, et parfois je ne choisis pas le meilleur tracé.
Il me faudra 41 minutes 15' pour attendre la Croix. J'ai peiné dans les dix dernières minutes, sans doute ai-je mal géré et il y aussi la fatigue de ma séance d'hier matin et le début de la sortie d'aujourd'hui.
J'ai traversé la cour du Prieuré sans jeter un regard sur les randonneurs, les yeux mal réveillés de ceux qui ont passé la nuit dans un refuge.
Au sommet, la vue est exceptionnelle; l'air pur du matin laisse profiter d'une extraordinaire perspective.
On distingue parfaitement en contre-bas le refuge Cézanne.
Je ne voudrais pas avoir à redescendre. Pourtant je rejoins le Prieuré où il y a encore des travaux et des fouilles dans la cour.
Puis je m'engage dans une longue descente en plongeant par le sentier rouge et le pas du moine. Ensuite, direction la prairie du parking de Roques-Hautes et la remontée du vallon du marbre où je rattrape plusieurs VTTistes qui visiblement sont à la peine.
Peu après l'acqueduc de Doudon, je suis une belle sente qui file sur la gauche et me mène au pied du moulin Cézanne.
Je rejoins ensuite le parking où ma belle nippone m'attend sagement.
Ma sortie se termine, en 2h20....que du bonheur!
23 septembre 2009
Foulées pélissannaises 2009
Après une longue pause de 5 mois, je reprends la compétition...mes problèmes de santé m'ont empêché de poursuivre les entraînements et je n'ai repris les footings qu'à la mi-juillet.
Donc, ce dimanche 20 septembre, je retrouve l'ambiance de la salle Malacrida. l'an dernier, j'étais venu pour mon tout premier semi-marathon; je me remémorre mon arrivée pitoyable, le dernier km en marchant péniblement et un temps supérieur à 1h46...
Aujourd'hui, j'ai comme objectif de finir "en bonne condition" et je soigne mon échauffement....
9h15: l'heure du départ approche. Mais nous ne sommes pas si nombreux que ça....sans doute les autres courses ou les intempéries de la semaine ont éloigné quelques concurrents...
Premier kilomètre: je reste prudemment dans un groupe d'une dizaine de gars...l'allure me semble assez tranquille...4'30...j'ai les organisateurs ont placé des bornes kilométriques en forme de bouteille...sommes-nous sur la route des vins? Je tente de prendre une photo, mais bizarement, l'appareil ne se déclenche pas de suite....pas grave car j'avais déjà tiré une photo lors de l'échauffement.
Et il me faut m'employer pour revenir sur le petit groupe qui bien sûr ne m'a pas attendu...fort de mon nouveau rythme, je les dépasse et continue...au second km, j'ai retrouvé les temps de passage que je m'étais fixés à partir d'un tableau d'allures....trouvé sur le site d'un club d'Allauch.
Par la suite, pendant plusieurs km, je naviguerai avec une dizaine de secondes d'avance pour un temps de base de 1h35, soit 5 minutes de moins que mon objectif.
La première montée sur une piste assez ravinée et caillouteuse me permet de réussir enfin un premier cliché!
Mais les concurrents s'éloignent...marre! ce sera ma dernière photo! Car aujourd'hui, je sens que je peux approcher mon objectif chrono...entre 1h35 et 1h40.
A la faveur de la dure montée dans Aurons (passages à 10 % au moins!) deux coureurs me doublent mais je parviens à rester dans leur allure et au débouché, sur la route d'Alleins, nous avons repris plusieurs concurrents pourant, j'ai 2 minutes de retard sur mon timing..
Ensuite, la longue descente par la route dans un épais brouillard saturé d'humidité, où les cyclistes silencieux nous doublent dangereusement !
Un peu avant la chapelle saint Jean, le tracé bifurque brusquement à gauche, et par la plaine du Petit Sonnailler et une jolie sente forestière, nous revenons vers le massif du Tallagard. Nous sommes vers le 13 ième km et je sens la fatigue pointer, mais je gère assez bien puis c'est la plongée sur Aurons, de nouveau. pas facile de laisser le corps s'emballer dans cette rapide descente....les foulées sont parfois un peu cogneuses...
Un coup d'oeil au chrono....je reprends du temps sur les temps de passage pour faire 1h35...ça me semble jouable...
Toutefois, dans les trois derniers km, 3 coureurs reviendront sur moi et malgrè mes efforts et les encouragements prononcés de leur part, je ne parviendrai pas à les suivre...
Je croyais qu'il n'y avait que 21,100 km mais comme le parcours a été légèrement modifié, la distance fait désormais 21,700 m et les ultimes hectomètres sont longs!
Finalement, je termine en 1h35'20'' et j'ai un peu plus tard la surprise d'apprendre que je suis le premier V2 quelques secondes juste devant un autre V2.
Etonnant? Les classements, ici.
04 juin 2009
Entorse ....
Qui veut aller loin doit ménager sa monture....
Après plusieurs semaines de repos forcé, suite à des soucis de santé....une infection aussi sévère qu'inattendue et mystérieuse.....j'avais repris l'entraînement sereinement au cours du week-end de Pentecôte....mais voilà que hier, mercredi 3 juin, en fin de journée, à 2/3 km de chez moi, lors d'un petit footing pépère....
Hélas, trois fois hélas, dans un vallon secret aussi caillouteux que piègeux, je me suis fait une belle entorse....
J'aurai mieux fait ne pas aller dans ce secteur particulièrement technique....mais le week-end dernier, j'y avais vu deux oiseaux extraordinaires : des rapaces si majestueux.....j'hésite, mais je pense qu'il s'agit de hiboux grands-ducs.....et effectivement, je les ai revus....à quelques dizaines de m en dessous de moi....ils s'en sont allés par un décollage assez lourd, puissant et silencieux, sans un bruissement d'aile.....magnifiques!
Quand la tête se perd, les pieds ne portent plus....
En sautant une petite marche rocheuse, la cheville droite s'est vrillée. Déjà, en début février, je m'étais fait une légère foulure....mais là, ce fut bien plus sérieux...
Retour en claudiquant et en grimaçant...
At home, j'avais comme un demi-citron qui s'était infiltré dans la chaussure, autour de la maléole externe droite....Par conséquent, visite chez le médecin, attelle de contention, repos au moins 3 semaines....j'aurai demain le résultat des radios, mais je ne pense pas qu'il y ait un arrachement osseux....J'aurais eu bien plus mal!!!
Voilà les nouvelles, mais que tous ceux qui vont de temps en temps sur le blog sachent que ce n'est qu'une question de semaines.....
Je vous souhaite de bonnes courses à vous tous et prudence....ne courez pas trop .....la tête en l'air!
19 avril 2009
Trail de la Chaîne des Costes_LAMBESC
20 avril 2008 - 19 avril 2009
Voici un an que je me suis mis à la course à pied.
L'an passé, je m'étais inscrit, sur un coup de tête (voir mon tout premier message), sur le petit parcours de 16 km et j'y avais ressenti tant de joie que depuis, je n'ai eu de cesse m'entraîner et m'aligner sur une trentaine de courses.
Et, l'après-midi même de ce 20 avril, j'avais ouvert ce blog avec comme la simple ambition de partager, faire vivre, ou revivre, ces exhaltants moments où les efforts, la fatigue, les doutes, les souffrances quelquefois subliment et pimentent l'existence et le train-train quotidien...
Donc, c'est un peu comme un anniversaire. Mais, aujourd'hui, j'ai un autre élément motivant, je vais m'élancer sur mon premier parcours de plus de 30 km! Pour moi, c'est pas rien!
Au trail de la Sainte Baume, j'avais mis 2h54 pour les 26,5 km......quel temps ferai-je aujourd'hui?
Le dénivelé est bien plus modeste qu'à Cuges les Pins, mais je me méfie de l'usure des enchaînements côtes_descentes...
La nuit a été bien courte, je ne trouvais pas le sommeil...je songeais à la course...De plus dans l'après-midi, je venais de réaliser l'achat d'une magnifique moto (une Honda Pan european pour les connaisseurs). Alors, vous comprendrez que dans ma tête, des images défilaient en permanence...
C'est donc avec tout au plus 3 h de sommeil que je suis arrivé à Lambesc! pas bon pour les efforts!
Accueil toujours aussi chaleureux, des bénévoles très souriants, une organisation bien rôdée!
Départ assez rapide....pendant une dizaine de km, je vais rester en compagnie d'un petit groupe emmené par une féminine qui terminera 1ère de sa caté ...Nous passerons au premier ravitaillement, km 7, en 37 mn, C'est le point de séparation entre le petit parcours et le GRAND! Cette fois, plus question de tergiverser...J'y suis!
Le parcours emprunte alors une magnifique mono-trace en profil descendant...l'allure est soutenue, puis par une succession de larges pistes, nous montons, nous redescendons....En faisant une pause photographique, je perds mon groupe...mais peu importe, je sentais que je ne tiendrai pas encore longtemps ce rythme.
Nous dévalons le vallon du Castellas, très sauvage, en bondissant dans le lit d'un torrent à sec...quelques sauts où il faut se méfier...mes nouvelles chaussures m'assurent une bien meilleure stabilité, mais parfois, je ressents d'étranges douleurs ligamentaires dans les chevilles. Alors je me méfie. De toute façon, je cours seul depuis un bon moment, alors, je vais à mon rythme...Je ne sais pas vraiment où nous sommes...Le massif de la Chaîne des Costes est vaste et très accidenté...difficile de trouver des repères visuels.
Il est dommage que les organisateurs ne publient pas un tracé du parcours...J'apprendrai, un peu plus tard qu'ils ont essuyé le refus d'un propriétaire et qu'ils ont été contraints à modifier l'itinéraire...
Ravitaillement au Km 16: Début d'un chemin de croix? S'ensuit une longue et belle montée par un sentier qui ondule en suivant les ressauts du massif...je rattrape un concurrent...mais à deux reprises, des débuts de crampes m'ont fait comprendre que la gestion de la distance allait désormais prendre une autre connotation!!!
Le temps est doux. Parfois le soleil fait de timides apparitions.
Nous parcourons souvent de belles forêts sillonnées par de larges mais monotones pistes DFCI. Mon allure a pris un coup de vieux....je rythme mes foulées en cherchant à être le plus souple possible. L'isolement, la fatigue, la distance m'envahissent et me font douter....je crains une défaillance comme celle que j'ai subie lors du Trail de la Galinette...
Par une longue et large piste, nous progressons vers la crête qui domine Lambesc. Je suis contraint à marcher, les mollets, les quadriceps se sont douloureusement durcis...mais le pire, c'est la sensation d'avoir au pied des brodequins chinois...C'est un supplice...des tensions et des décharges ligamentaires vrillent la voute plantaire des deux pieds...aurai-je trop serré ces foutus lacets à bride.... je délace une première fois, mais ce n'est pas concluant.
Derrière moi, un coureur souffre lui aussi, mais parvenu sur la crête, il prendra la poudre d'escampette.
Je prends en horreur cette interminable piste où la largeur me donne plus encore l'impression de ne pas avancer.
Je peine trop pour pouvoir apprécier la dernière belle descente technique qui plonge vers le village et cependant, je fais tout mon possible pour rentrer sous le seuil des trois heures de course.
Encore 3 km de route groudronnée, je dose mon allure pour ne pas me retrouver, bloqué et perclus de crampes....
Ultimes hectomètres, Samuel, un partenaire d'entraînements me dépasse et me prodigue des mots d'encouragements...Il semble très à l'aise car il a parfaitement bien dosé ses allures, lui!
Je franchis la ligne, un peu dans le brouillard....2h54 min. Je suis 33 ième au général et 4ième V2. Je suis malgré tout satisfait d'avoir bouclé et géré ces 31 km.
...les résultats...
12 avril 2009
Trail Sainte Rosalie
Trail sainte Rosalie ou .....Trail au tizon!
Sous une pluie froide, par une météo indigne d'un mois d'avril...150 concurrents ont bravé la froidure et la boue en ce dimanche de Pâques. Quant à moi, repos et récupération...Après plusieurs week-end de compèt. il me fallait un peu lever le pied.
J'ai donc suivi la course du banc de touche...l'appareil photo en main.
Départ dans le village, en côte, avant de rejoindre la colline. Les 2 premiers km montent, montent, par une large piste caillouteuse, où l'on a du mal à trouver le bon rythme.
Durs, Durs.
Assez rapidement, le peloton va s'étirer et les écarts entre les concurrents seront assez importants.
En 42 minutes, le premier concurrent, Crhistophe RACCA approche du dixième km, vers la tour de guet, dans un style très dynamique et soutenu.
Le second est déjà à près de 2 minutes!
Après s'ensuit une jolie descente, dans un magnifique pierrier balisé par de gros cairns.
Les coureurs la dévalent très rapidement. 
Passage de Christophe DESMIER, à la 7ième place...premier Farenc! Félicitations!
Enchaînements sans transition avec une traversée de garigue puis longue montée pour rejoindre le plateau...Les 150 derniers mètres sont assez éprouvants.
Une des difficulté de ce trail réside en la succession de petites montées, où l'on ne prend "que" 50-60 de D+, cassées par des descentes assez rapides.
Donc, guère de récupération. Tout le parcours se fait en prise, au train!
Passage de la première féminine, Sandrine GADANHO, qui sort de cette difficulté avec beaucoup de tonicité.
Derrière, les concurrents subissent la pente et... les kilomètres...
En me dirigeant vers la zone d'arrivée, je félicite les coureurs. "Tu t'es trompé de sens, me crie-t-on! C'est bon signe, si malgré la fatigue, certains gardent le sens de l'humour!...
Quelques uns ont le masque de la fatigue, mais dès les premiers mots d'encouragement, un large sourire illumine leurs regards.
Pendant ce temps, sur la crète, des Schtroumpfs orange veiilent sur la sécurité des compétiteurs...leur présence est rassurante...Merci....
Derniers 300 m. Des coureurs me demandent avec insistance la distance qui reste....Vont-ils me croire? Je me remémore mon arrivée lors du Trail de Vieilles Pierres, dimanche dernier...
Je prends encore quelques clichés, avec en perspective "La" Chapelle Sainte Rosalie, patronne du village.
Dans la salle du Mas d
es jeunes, des concurrents échangent leurs impressions...Nombreux sont ceux qui ont apprécié le nouveau parcours, plus varié que celui de l'an dernier.
Déjà les résulats sont affichés, les photographes officiels exposent leurs clichés, les buffets sont dressés...Organisation sans faille!
Bon dimanche à tous!
Les résultats en ligne.
08 avril 2009
Bon pied, bon oeil...
Dimanche dernier, lors du trail des vieilles pierres, j'ai bouzillé ma paire de chaussures...semelle arrachée!
J'ai donc pris la décision d'aller consulter un spécialiste...(pas de remboursement S.S. en vue)
Direction le magasin Endurance Shop, à Aix les Milles (inauguré début septembre 2008).
Là, Nicolas et Patrice m'ont prodigué de judicieux conseils et permis d'essayer des chaussures vraiment typées trail.
Et j'ai pris conscience de l'importance du moindre détail, comme par exemple, de la qualité d'une paire de chaussettes...
"Alors, c'est grave, docteur?" Verdict sans ambage: "Vous courez en vous bloquant trop du talon!"
Il est vrai que dans les descentes, je suis assez prudent, vu l'âge de mes chevilles. Je freine des deux fers!
Il me fallait donc une paire de pompes particulièrement solides....adaptées à ma morphologie...J'ai donc suivi les conseils et me voici équipé d'une magnifique paire de Lafuma Sky Race...de quoi monter au septième ciel...enfin, presque...
Il me tarde de les essayer....il faudra attendre le week-end car j'ai déjà fait un footing de décrassage, tôt ce matin...et demain, les prévisions météo ne sont pas fameuses...Nous éviterons de les embourber dès la première sortie.
Bonus à méditer...
On devrait essayer les hommes comme les chaussures. Si ça va, on les garde. Si ils vous cassent les pieds, on les rend le lendemain matin. (citation de Philippe Bouvard)
Autre vue d'esprit...
Les femmes, c'est comme les chaussures. Quand on les quitte, il faut y mettre les formes. (de Pierre Dac)
Enfin, dernière spiritualité...
La différence entre un artiste et une paire de chaussures, c'est que l'artiste doit pouvoir partir avant de lasser tandis que les chaussures, il vaut mieux les lacer avant de partir. (de Philippe Geluck).
05 avril 2009
Trail des Vieilles Pierres_ Oppède le Vieux
Oppède le Vieux est un village médiéval blotti au pied de la montagne du Luberon. Les ruines du Vieux village et de la Collègiale Notre Dame d'Alidon témoignent d'un passé historique très riche. 
Saluons ici les efforts de la municipalité qui restaure ces vieilles pierres, avec l'aide du Parc naturel régional du Luberon.
8h30: départ très rapide car les deux premiers km sont à profil descendant....
Je me positionne dès que possible vers la 25 ième place...l'allure est toujours très soutenue....j'estime que nous tournons à 4-4'10 au km!
Bientôt, je préfère relâcher ce rythme endiablé, et tirer ma première photo...elle est de piètre qualité...mais elle a eu le mérite , pour moi, de faire baisser la tension.
Peu à peu, les positions se stabilisent....l'allure est très tonique et il y a parmi nous une féminine qui est vraiment impressionnante...C'est Alessandra qui finira première féminine, elle ne lâche rien et au moindre passage moins pentu, elle revient sur moi!
KM 4: nous attaquons la première longue ascension (400 m D+)de la première boucle. Je prends un peu le large et double quelques concurrents, mais 10 minutes plus haut, nous sommes trois-quatre à jardiner...des rubalises flottent, ironiques, 10 mètres sur la gauche du sentier...j'hésite...il n'y a guère de traces par là-bas, nous cherchons....ça sent la mauvaise blague....je vois la féminine poursuivre, imperturbable, droit sur la monotrace...mes compères d'infortune et moi, nous n'hésitons pas plus longtemps.
Je la rejoins, la questionne, mais, avec son accent italien, elle me répond qu'elle découvre ce trail...Fort heureusement, bientôt, je remarque des marques peintes en jaune...Sur la ligne de départ, il nous avait été rappelé que le parcours empruntait le marquage jaune...C'est bon...je dépasse, mais il faudra poursuivre encore 4/5 minutes pour trouver à nouveau les premières balises!
Plus nous montons, plus la végétation change d'aspect...en bas, nous allions dans des sentes feuillues parsemées de bouquets de violettes (si, si, j'en ai vus)....maintenant, c'est le domaine des buis...parfois la piste est tellement envahie par la végétation que l'on n'a que quelques mètres de visibilité.
La crète du Luberon approche...
Nous atteignons la fameuse zone des lapiases, comme on dit dans le pays. Ici, plus de sentier, on progresse dans un vaste dédale de buissons de buis avec au sol des milliers de cailloux dressés; ça devient assez périlleux...pourvu que mes chevilles tiennent car ici, l'entorse peut arriver à chaque foulée....Il est vraiment très délicat de s'orienter, de repérer les rubalises car il faut quitter le sol des yeux pendant un court instant.
Mais il me semble que je m'en sors assez bien car un seul concurrent est resté dans mon rythme mais lorsque nous rejoignons la piste forestière (traduisez la route bitumée, beurk!) il file à l'anglaise avec une aisance de pistard! Un km plus loin, c'est par une vertigineuse descente très technique et bien pentue que nous replongeons vers Oppède. Je croise une sympathique randonneuse qui m'annonce "13ième!"
C'est formidable! Pas trop le temps de la remercier....J'entends des cailloux valdinguer. Un coureur va bientôt débouler derrière moi! Je me prépare à le laisser passer, mais aussi je le préviens que désormais, c'est lui, le treizième...et pour peu qu'il soit superstitieux...mais il n'en a rien à faire, il fonce, et je ne peux suivre son rythme incroyable!
Plus bas, un photographe planqué derrière un tronc moussu se dresse et clic clac, dans la boîte!
Guère pas le temps de se déconcentrer...ça va trop vite et je suis très vigilant sur mes appuis.
Préssentiment...Un cri de douleur résonne du fond du vallon...une minute plus tard, je passe un coureur (photo précédente: N°317) vient de se faire une entorse...Heureusement pour lui, le village n'est pas trop loin. En arrivant au ravitaillement, j'en informe les pointeurs.
Nous attaquons désormais la seconde boucle, 12 km avec la remontée d'une combe vraiment exceptionnelle...ombragée, sauvage, parfois encombrée de gros rochers moussus. Je rattrape deux coureurs et déjà, dans ma tête défilent des chiffres, des calculs....14 moins le blessé, moins ces deux concurrents (je sens qu'ils sont à ma portée!!!) ça va faire....euh!...
Dès que je double l'un des deux coureurs, je sors rapidement l'APN pour tirer une nouvelle photo...entre les murailles humides, l'air se sature d'une moiteur embrumée...flou artistique!
Nous quittons progressivement la combe en progressant sur un long pierrier. Brusquement, le parcours bifurque sur la gauche...Les organisateurs ont défriché sur une centaine de mètres...prudence. Je surplombe le fond de la combe...prends une photo, complètement ratée.
Oups! Alors, merci à Serge Jaulin, à qui j'emprunte celle-ci, prise l'an dernier.
Vous remarquerez la différence de qualité!!!
Je double encore un coureur, puis un autre qui prend pendant quelques temps ma foulée. Nous atteignons de nouveau la crète. Trois charmantes secouristes nous encouragent et nous informent que nous sommes dans les dix premiers! Que du bonheur!
De nouveau, la piste forestière bitumée... Je suis seul et dans ma tête, je gamberge un peu...Je pense aux amis qui, eux, sont sur le trail de la Sainte Victoire...du costaud...ainsi qu'à ceux qui, aujourd'hui, font le marathon de Paris....Yves, Christine, Arlette...Où en êtes vous à cette heure?
Très au loin, le long d'une autre crète, une silhouette blanche glisse silencieusement...Le gars a l'air d'aller assez vite...La dernière descente arrive et comme lors de la précédente, Karim, le coureur que j'avais lâché plus haut revient sur moi, mais moins vite cette fois...lui aussi doit-il gérer les terribles coups de butoir que la pente nous impose...le sentier est à peine moins technique et moins piègeux que lors de la première descente...C'est là que la semelle d'une de mes chaussures décide de se faire la malle...mes appuis deviennent encore moins stables...je poursuis encore plus prudemment...Pourtant, que la vue est magnifique, là, en-dessous, dans cet autre vallon, je pourrai tirer une photo, je pourrai....Vlan!...je trèbuche, par réflexe, plongeon, les mains en avant pour amortir la chute qui se termine dans un buis bien touffu. Merci, le buis! Mon compagnon me dépasse peu après cet incident.
A la faveur d'une petite montée, je le redouble...il m'a l'air d'en avoir assez....
En bordure d'une clairière champestre, des pointeurs annoncent "Arrivée à 700 m!"...
Plus loin, d'autres spectateurs me crient..."Encore 700 m"...
Encore un peu plus loin, une dame qui promène son toutou me s'exclame "Allez, c'est bien! plus que 700 m!"
C'est fou! Ils se sont tous donnés le mot... mais pas la toise!
J'entrevois enfin les murs fortifiés du village et passe la ligne d'arrivée en 2h 17 minutes: 9 ième au général, et premier V2!
Ce sera donc mon tout premier PODIUM! Je photographie l'arrivée de Karim avec qui j'ai passé une bonne heure à courir l'un après l'autre.
Bilan: une belle course, assez dure, technique, sous un soleil généreux.
Le site du comité des fêtes d'Oppède
29 mars 2009
Reconnaissance Trail Sainte Victoire
Vauvenargues, 8h30.
Nicolas, Serge et Michel m'ont proposé de les accompagner pour leur ultime reco. du TSV de dimanche prochain. Je vais les suivre avec plaisir, et respect, car leur inscription pour cette magnifique, mais Oh combien difficile épreuve m'inspire beaucoup d'humilité, et je mesure le chemin qu'il me reste à faire pour arriver à courir sur de telles distances.
Toutefois, le dernier trail (TSB) auquel j'ai participé m'a fait entrevoir un objectif pour ma deuxième saison de course: m'engager sur un trail d'une quarantaine de km, comme celui de Mimet (3 mai 2009).
L'heure d'été est bien fraîche, ce matin, sous une pluie fine et froide....8° au parking seulement.
Nous dépassons le petit pont qui franchit la rivière la Cause. Cette année, elle est bien alimentée...Puis nous bifurquons sur une large piste à gauche. Nous la quitterons 3 km plus loin, pour nous engager dans une belle mono-trace à droite;;;;c'est le début de la montée des plaideurs.
L'huitre et les Plaideurs...souvenirs...
Un jour deux Pèlerins sur le sable rencontrent
Une Huître que le flot y venait d'apporter :
Ils l'avalent des yeux, du doigt ils se la montrent ;
A l'égard de la dent il fallut contester. [...] Serge désire sans aucun doute trouver l'huitre avant nous, vu le rythme soutenu et régulier qu'il imprime....
Le sentier serpente maintenant dans un magnifique sous-bois....mais les buis sont gorgés d'eau, l'air est saturé d'humidité. Nous glissons souvent. Vive le TRAIL!
En nous élevant, la végétation change d'aspect....désormais, les arbres sont rares, plus petits. Des buissons maigres de couleur pourpre se chamaillent avec les bouquets de graminées encore jaunies par la neige et les gels de l'hiver.
Dans ma gourde, le thé a une étrange consistance...les sachets ont éclaté et je mâche plus que je ne me désaltère...je songe aux Péruviens qui mastiquent leurs feuilles de coca...Finalement, c'est entouré de brumes hallucinogènes que je parviens sur la crête de la montagne, à proximité du col de Suberoque.
Ensuite, nous nous dirigeons vers la Croix de provence. Au début, on ne l'aperçoit pas et nous nous guidons en repérant de loin les nombreux cairns qui jalonnent l'itinéraire.
Les crêtes sont parsemées d'un lapiaz de roches; la progression est très technique. Nous sommes concentrés pour éviter l'entorse ou la chute qui nous guettent, surtout avec l'humidité qui rend les appuis extrêmement glissants.
Nicolas et Michel paradent bien en rythme...
...Quant à moi, j'ai le vertige! Qui veut me donner la main?
Nicolas se projette déjà sur sa course, dimanche prochain. Il semble songeur, plongé dans des abimes de perplexité ...
Quels vertiges? Et qui a dit que courir pouvait devenir addictif?
La Croix, majestueuse, s'offre maintenant à nos regards. Tout le secteur de la Croix et du Prieuré sont le théâtre de travaux d'aménagement soutenus par l'association les Amis de Sainte Victoire.
Nous quittons le prieuré et c'est la plongée par le sentier des Venturiers.
Nous dévalons rapidement le sentier caillouteux et remerciant les randonneurs qui s'écartent prudemment.
Déjà le parking...la fête n'a pas assez duré....c'est décidé, je ferai cette course, l'année prochaine.





















